La gratuité des soins de santé pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes est en passe de devenir une réalité au Burkina Faso. Save the Children en coalition avec 9 autres ONG ont réussi leur campagne de plaidoyer qui visait une exemption de paiement des soins de santé pour les enfants de moins de 5ans, les femmes enceintes et mères allaitantes. Depuis le 2 avril 2016 le gouvernement passe à la mise en œuvre de cette gratuité suite à une décision prise en conseil des ministres le 02 mars 2016. Plus d'enfants marginalisé ou exclus en santé au Burkina.

 

Il est 14 heures 35 minutes au Centre de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) de Dassasgho, ex. secteur 28 de Ouagadougou. La calicule est à son summum. Mais Alizeta Tapsoaba, âgée d’une quarantaine d’années, sillonne sous le soleil partout pour retrouver la santé de son garçonnet Scheik Tapsoaba de 17 mois dont la fièvre suscite l’angoisse. A son arrivée au CSPS de Dassasgho, elle trouve un accueil déjà qui soulage. A l’issue de la consultation, elle revient de la pharmacie toute souriante : « Je n’ai absolument rien payé, mais j’ai eu tous les médicaments sans problème », explique-t-elle en essayant sa sueur avec le bout de son pagne. Cela fait sa deuxième consultation du mois après celle du 16 avril 2016 et le constat est le même. Les soins pour les enfants de moins de 05 ans sont gratuits depuis le 02 avril 2016 dans ce centre sanitaire qui fait partie des sites pilotes que le gouvernement a ciblés dans trois régions du pays pour tester cette gratuité. Mère de deux enfants avec un mari employé de commerce et elle-même ménagère de son état, cette mesure de gratuité vient comme une manne du bon Dieu pour réduire considérablement leurs souffrances. « On remercie Dieu seulement. Avant on ne trouvait pas tous les produits prescrits au dépôt pharmaceutique du CSPS. Souvent, les 3/5 sont à rechercher dans les pharmacies privés qui sont assez chers pour nous. Mais ces derniers temps-là tout y est », témoigne Alizéta Tapsoaba. La seule doléance qu’elle a actuellement, c’est de voir cette mesure de gratuité s’étendre à tout le territoire national. Selon elle, cela va avoir un impact positif très sensible dans les ménages et réduira sans conteste la pauvreté.