In her arms Joséphine* holds her daughter Odette*. In Côte d'Ivoire, early pregnancy is one of the major causes of girls dropping out of school.

Save the Children works to improve the quality of education by strengthening teachers' capacities, introducing agronomy into the curriculum and ensuring the establishment of a child protection network. The 'agricultural' component, which aims to better adapt the curriculum to potential outlets in the area, led to the installation of a real 'school farm' with a kitchen garden and a chicken coop. Joséphine says "the tomato harvest was very successful and my class went to sell the tomatoes to the market", thus learning the foundations of the entrepreneurship.
With the help of Save the Children, the network of Akoupe protection committees raises awareness among girls and their parents about the risks of early pregnancy. When a girl becomes pregnant, the committee assists her in obtaining a 'cessation certificate' from medical services. This certificate allows girls to resume their studies after childbirth, without being penalized for their absence from school. However, many girls do not return to school because of lack of support, financial means or simply because they are stigmatized.

Fortunately, Josephine is not among these girls. With the support of her mother and with her certificate in hand, she was able to continue her studies. Joséphine said that she knew girls who had not returned to school because they were ashamed. She sometimes suffers criticism from her classmates but Josephine does not lower her head and simply replies "I want to finish my studies to give my child a better future". As for her personal future, she dreams of obtaining her baccalaureate, of continuing her studies, and of becoming one of the first policewomen of her village!

*indicates where names have been changed for protection purposes

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Joséphine* 15 ans, est en classe de 3ème au Lycée Moderne le Planteur Barry-Callebaut d’Akoupé et vit avec sa famille dans le village d’Aheoua. Ses matières préférées sont les mathématiques et la physique, bien qu’elle ne les trouve pas faciles.

Dans son lycée, Save the Children travaille pour améliorer la qualité de l’enseignement, en renforçant les capacités des professeurs, en introduisant l’agronomie dans le curriculum et en assurant la mise en place d’un réseau de protection de l’enfant . La composante ‘agricole’, qui vise à mieux adapter le curriculum aux débouchés potentiels dans la zone, a mené à l’installation d’une vraie ‘ferme d’école’ avec un potager et un poulailler.  Joséphine raconte « la récolte des tomates a été très réussie et ma classe est allée vendre les tomates au marché »,apprenant ainsi les bases de l’entreprenariat qui leur sont inculquées.

Dans ses bras Joséphine tient sa fille Odette*, qui a 1 an. En Côte d’Ivoire les grossesses précoces sont une des causes majeures de l’abandon scolaire des filles. En effet sur 100 filles entrées au CP1, seulement 58 parviennent au CM2 et moins d’un tiers (30,5%) des filles inscrites en première année du secondaire vont jusqu’au bout du 1er cycle.

Avec l’aide de Save the Children, le réseau des comités de protection d’Akoupe sensibilise les filles et leurs parents sur les risques des grossesses précoces. Quand une fille tombe enceinte, le comité l’aide à obtenir un ‘certificat d’arrêt d’études’ auprès des services médicaux. Ce certificat permet aux filles de reprendre leurs études après l’accouchement, sans être pénalisées pour leur absence scolaire. Or, beaucoup de filles ne retournent pas à l’école, par manque de soutien, de moyens financiers ou simplement parce qu’elles sont stigmatisées.

Heureusement, Joséphine n’est pas parmi ces filles. Avec le soutien de sa mère et avec le certificat d’arrêt d’études en mains, elle a pu continuer sa classe de 3ème. Joséphine dit connaître des filles qui ne sont pas retournées à l’école parce qu’elles avaient honte. Elle subit parfois les critiques de ses camarades de classe mais Joséphine ne baisse pas la tête et leur réplique  simplement « je veux finir mes études pour donner un meilleur avenir à mon enfant ». Quant à son avenir personnel, elle rêve d’obtenir son bac, de poursuivre ses études, et de devenir une des premières femmes policières de son village !

* indique où les noms ont été modifiés à des fins de protection
 
See how we are campaigning to support girls in education below/Voyez comment nous faisons campagne pour soutenir les filles dans l'éducation ci-dessous: